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"Voyez avec votre assistante sociale..." : j'ai 60 ans et je vais être expulsée de mon HLM

Chaque année, il y a près de 110.000 dossiers de demande
d'expulsion à l'encontre de locataires. (AFP PHOTO/M. BUREAU)

Chaque année, on compte près de 110.000 demandes d’expulsions. La plupart n’aboutissent pas, mais dans 10% des cas le locataire est prié de quitter son hébergement, parfois avec le recours de la force publique. Esther Eva H., 60 ans, habite Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Elle a jusqu’au 2 août pour partir.

Témoignage. Par Ex-bibliothécaire

Édité par Louise Auvitu, Nouvel Obs, le 11-07-14
  
J'ai appelé au secours, envoyé des courriers, donné une tonne d'explications. Je me suis adressée à la mairie, à tous les organismes possibles et inimaginables, demandant, suppliant, quémandant.

Puis, j'ai montré les crocs, porté plainte, me défendant, me querellant. Et enfin, j’ai espéré être entendue grâce aux réseaux sociaux.


pourquoi continue-t-on d'expulser pendant la trêve hivernale?

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Les expulsions se multiplient l’hiver malgré la trêve instaurée pour y mettre fin.

L'hiver, les propriétaires ne peuvent plus mettre leurs locataires à la rue. Pourtant, les expulsions continuent... En décembre 2013, plusieurs squats ont été évacués. Environ 80 migrants d’Afrique de l’Ouest, qui occupaient un hangar près de Gentilly, à la Poterne des Peupliers, ont été mis à la rue le 17 décembre 2013. Dans le 19e arrondissement de Paris, ce sont les habitants du squat Le Bloc
trêve hivernale des expulsions pour tous

Les associations Droit au Logement (DAL), Médecins du Monde et la Fondation Abbé Pierre ont dénoncé lundi la multiplication cet hiver des expulsions de squatteurs et d’habitants de bidonvilles, demandant qu’ils bénéficient, comme les locataires, de la trêve hivernale des expulsions.

Depuis deux ans, et surtout depuis l’hiver dernier, "les expulsions de squats se sont intensifiées", a déclaré le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud lors d’une conférence de presse à Paris, le 13 janvier. "Des immeubles entiers, avec des familles et des enfants, sont expulsés" en région parisienne, mais aussi en Bretagne, à Bordeaux, Lille, Toulouse, Lyon, Dijon ou Marseille, a-t-il déploré. Ces personnes "n’ont pas d’autres solutions pour se loger", a-t-il affirmé, évoquant des "squats de nécessité".

Les associations, réunies dans un squat occupé près de la gare du Nord depuis plus d’un an par des familles mal-logées, ont demandé que le gouvernement soutienne un amendement rétablissant "la trêve hivernale pour tous". Ce texte sera défendu par un député du Front de Gauche, lors de l’examen du projet de loi Alur qui sera examiné en seconde lecture à l’Assemblée à partir de ce mardi.

La loi du 3 décembre 1956 avait instauré la trêve hivernale des expulsions pour tous, après l’appel de l’Abbé Pierre à l’hiver 1954. Une nouvelle loi, en 1991, en avait limité la portée pour les occupants "sans droits ni titres", squatteurs, habitants de bidonvilles ou de logements de fortune.

C’est à partir d’une jurisprudence de 2010 que "l’exécutif s’est mis au boulot" et a commencé à expulser l’hiver, a expliqué Jean-Baptiste Eyraud.

Depuis, "le gouvernement n’a eu de cesse de multiplier les expulsions" de squats, qui au 2e trimestre 2013, "n’ont jamais été aussi nombreuses", avec 6.000 personnes expulsées, a confirmé Marie Rothhahn, de la Fondation Abbé Pierre.

Ces expulsions "anéantissent tous les efforts de réinsertion sociale", laissant beaucoup de monde à la rue, a-t-elle souligné, dans un contexte de crise du logement, de manque de logements sociaux et de saturation de l’hébergement d’urgence.

La loi Duflot passant en 2e lecture à l’Assemblée nationale aujourd’hui, le DAL appelle à un rassemblement festif et unitaire, ouvert à tous à cette occasion, pour exiger :

Le rétablissement de la trêve hivernale pour tous !

Mais aussi, l’arrêt des expulsions et le relogement, la baisse et la régulation des loyers, le respect et l’application des lois pour les mal logés (Loi DALO, Loi de Réquisition, Droit à l’hébergement jusqu’au relogement …), la réalisation massive de logements sociaux à bas loyer …


Rendez-vous mardi 14 janvier à partir de 17h (jusqu’à 23h) Place Édouard Herriot (M° Assemblée Nationale)

14 janvier !

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Plus d’expulsion en hiver!
RV Mardi 14 janvier à partir de 17h (jusqu’à 23h)
Place Édouard Herriot (M° Assemblée Nationale)
Depuis 2012, les expulsions pendant la trêve hivernale se multiplient et se banalisent.
Des familles et leurs enfants, des précaires, des handicapés, des sans papiers, des personnes vulnérables sont expulsées de leur squatt et laissés sur le trottoir.
Lorsqu’ils sont hébergés, c’est pour quelques jours, ou quelques mois, mais au détriment d’autres sans logis, car le droit à l’hébergement prévu dans la loi est bafoué, et il n’y a pas assez de places pour tous.
 Dans de nombreuses villes, les préfets n’hésitent plus à expulser en hiver, au lieu d’appliquer la loi de réquisition annoncée par Duflot. Est ce un crime de squatter en pleine crise du logement, alors qu’il n’y a jamais autant de logements vacants (2,35 millions selon l’INSEE, dont 300 000 en Ile de France, et 700 000 m2 de bureaux vides toujours en Ile de France) ?
 Ils expulsent pour laisser ensuite les locaux et les logements à la spéculation immobilière.
 La flambée des loyers, de l’immobilier, du foncier, l’accumulation des profits tirés de la spéculation et du logement cher, l’épuration sociale des quartiers populaires, sont les causes de la crise du logement … Résultat, des familles et des enfants dorment dans la rue, dans les cabines téléphoniques, ou dans des bidonvilles, des sans abris meurent à petit feu, les expulsions se multiplient. Crime social !

 La loi Duflot passe en 2e lecture à l’Assemblée nationale mardi 14 janvier.
Nous appelons à un rassemblement festif et unitaire, ouvert à tous à cette occasion, pour exiger :
Le rétablissement de la trêve hivernale pour tous !
Mais aussi, l’arrêt des expulsions et le relogement, la baisse et la régulation des loyers, le respect et l’application des lois pour les mal logés (Loi DALO, Loi de Réquisition, Droit à l’hébergement jusqu’au relogement …), la réalisation massive de logements sociaux à bas loyer …

Saint-Denis - Le préfet fait intervenir la police dans la basilique


COMMUNIQUE du NPA.

Ce dimanche 15 décembre, les expulsés du 50 et du 103 Gabriel Péri, se sont installés, avec leurs soutiens, dans la Basilique de Saint-Denis pour obtenir un hébergement. Le Préfet refuse de les héberger, alors qu’à Saint-Denis même où ils sont à la rue depuis 194 jours, un local d'accueil de 60 places vient d'ouvrir.
Pire, contre l’avis de l’église catholique, il a envoyé sa police évacuer la Basilique, ce qui ne s'était jamais vu. C’est la première fois depuis l’intrusion de la police dans l’Eglise Saint-Bernard en 1996 que cela se produit. Les policiers ont bloqué l’entrée de la Basilique toute l’après midi.  Un comble : l'ancien évêque du diocèse, le Père Olivier de Berranger, de passage à Saint Denis, s'est vu refuser l'entrée de la cathédrale par la police! Le Maire, qui voulait aussi y entrer, en solidarité avec les mal-logés, a même été molesté. Le Préfet a préféré utiliser la violence plutôt que de faire appliquer le droit à l’hébergement dont il est le garant.
Une manifestation de 200 personnes s’est ensuite dirigée vers  le nouveau centre d’hébergement, qui vient de s’ouvrir à Saint-Denis dans les logements de fonction de l’ancienne gendarmerie désaffectée depuis plusieurs années. Tout le monde a pu vérifier que sa taille permet tout à fait d’héberger les 27 personnes qui sont à la rue depuis 6 mois.
Les associations et organisations qui soutiennent les habitants des 50 et 103 rue Gabriel Péri exigent du Ministère du Logement qu'il décide d'héberger enfin les 27 personnes qui sont à la rue, dans le local ouvert à Saint-Denis ou tout autre lieu d’hébergement décent. Il y a urgence.
Pour obtenir cet hébergement, la mobilisation continue : les soutiens se réuniront demain lundi à 19h à la salle Saint-Denys.


Le collectif des habitants du 50 et du 103 Gabriel Péri et les soutiens (DAL, Réseau Solidarité Logement, APEIS, CCFD Terre Solidaire, Coordination des foyers de Plaine Commune, Coordination 93 de lutte des sans-papiers, EVT, LDH, MRAP, RESF, UL Solidaires, AL, Front de Gauche, NPA, PCF, PSG)

L'Europe contre le gel des saisies immobilières en Grèce

Grèce: reprendre les saisies immobilières pour sauver les banques?

AFP
La crise et son cortège de hausses d’impôts, de chômage, de baisses de salaire, aura épargné peu de maux à la Grèce hormis les saisies de logement, limitées par un moratoire auquel les créanciers du pays commencent à trouver des défauts, obligeant Athènes à jouer serré pour protéger ce fragile équilibre.
Un premier texte de 2008 a suspendu les saisies de tout bien immobilier faisant l’objet de créances dans la limite de 200.000 euros. La «loi Katseli» de 2010 a renforcé le gel des saisies sur les résidences principales, en prenant comme critère non le montant de la dette mais le niveau de revenu du ménage.

En Grèce, le moratoire sur les saisies immobilières est menacé

et en France ? une telle loi gelant les saisies avant qu'il ne soit trop tard ?

Athènes va-t-elle devoir mettre fin à son moratoire sur les saisies immobilières, qui permet d'éviter que des dizaines de milliers de Grecs surendettés se retrouvent à la rue ? Une loi votée en 2010 permet à la justicede geler la saisie d'un bien immobilier par une banque s'il constitue l'habitation principale d'une personne, après examen de ses revenus.


LE MONDE | Par 

Communiqué du Collectif des associations unies

1er Novembre : début de la trêve hivernale et arrêt des expulsions locatives, un soulagement « temporaire » pour les familles

La trêve hivernale qui débute le 1er novembre ne protège que de façon temporaire les familles menacées d’expulsion. Tandis que la garantie universelle des loyers ne sera pas opérationnelle avant 2016, il faut tout mettre en œuvre dès maintenant pour éviter que les personnes menacées d’expulsion ne viennent à la fin de la trêve hivernale grossir les rangs des personnes à la rue et les sollicitations du 115.

En 10 ans, le nombre de décisions judiciaires d’expulsion pour impayés de loyers a augmenté de 40 % et celui des expulsions avec le concours de la force publique a doublé. En 2012, plus de 115 000 ménages ont fait l’objet d’une décision judiciaire d’expulsion pour impayés de loyers, sachant que seulement 5 % et 8 % d’entre eux sont protégés de l’expulsion au titre du Droit au logement opposable (DALO).

Montbéliard : résistance à la ZUP

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En fait, l’ANRU, financé par le détournement du 1 % logement destiné normalement à financer l’habitat social, a surtout financé la destruction de centaines d’immeubles collectifs dans des centaines de quartiers. En guise de réponse politique, une manière de « kärcheriser » la banlieue afin de satisfaire tous ceux qui la craignent, ceux pour qui les grands immeubles équivalent à la pauvreté, autrement dit à la racaille. Si le 1 % logement finance les destructions d’immeubles, ce sont les prêts bancaires qui financent la reconstruction. C’est pourquoi il y a beaucoup plus de démolitions que de reconstructions et que lorsqu’il y a reconstruction, c’est en nombre de logements moins importants et de moins bonne qualité mais pour des prix plus élevés. Résultat de la politique de l’ANRU, les plus pauvres sont expulsés, plus mal relogés le plus souvent, les mairies s’endettent et les impôts locaux augmentent. Par contre les sociétés du BTP s’enrichissent !

Jetés à la rue à Caen, Clermont et Saint-Denis


Mobilisation a Saint Denis le 13 juin - JMB.jpg
À la rue, faute de place dans un hébergement d’urgence : c’est ce que subissent des centaines de personnes en France, souvent des étrangerEs demandeurEs d’asile. À Saint-Denis, Caen et Clermont-Ferrand, la lutte s’organise.

À Saint-Denis, fin juin, à la suite de l’expulsion de leurs logements jugés insalubres, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées à la rue (cf. Tout est à nous ! n°205).
À Caen, dès le mois de mai, des étrangerEs ont fait les frais de la baisse des crédits pour l’hébergement d’urgence en étant expulsés des hôtels. D’après la préfecture, le département serait trop « accueillant », il faudrait y mettre bon ordre car les crédits ne permettent pas de passer l’année ! Mi-juin, on comptait 75 expulsés, avec des enfants en bas âge, et la préfecture évoque 700 expulsions possibles.
À Clermont-Ferrand, début septembre, 362 personnes, dont 150 enfants, se sont retrouvés sans toit, le paiement des hôtels accueillant les personnes dans le cadre du 115 étant brutalement arrêté (cf. l’Anticapitaliste n°208). Ces exemples illustrent la réalité dramatique de la pénurie de moyens de l’hébergement d’urgence, alors que la demande s’accroît sans cesse.
Mobilisation
Dans ces trois villes, des mobilisations ont répondu aux expulsions. À Saint-Denis, les expulséEs se sont installéEs avec des tentes sur le parvis de l’hôtel de ville. À Caen, même démarche, avec un campement en plein centre ville, tout comme à Clermont-Ferrand.
Les pouvoirs publics invoquent le manque de crédits tandis que les élus se font remarquer... par leur silence assourdissant. Or, les solutions existent, comme la réquisition des logements vides. N’ignorant rien de la situation, le gouvernement vient de débloquer 107 millions d’euros « pour les départements où les problèmes sont les plus aigus ». Bien sûr, c’est le résultat des mobilisations, mais c’est insuffisant. D’autre part, ces millions vont continuer d’aller dans les poches des marchands de sommeil, tandis que les sans-toit ont besoin non d’une chambre d’hôtel mais d’un logement équipé pour vivre correctement.
Réquisition
Fin juin à Caen, le Collectif 14 pour le respect des droits des étrangers a décidé de soutenir la réquisition d’un centre d’hébergement inoccupé. Du coup, avec l’aide de militantEs de diverses composantes du collectif et de militants libertaires, plusieurs dizaines d’expulséEs du 115 ont passé trois mois logés... avant que la police ne les expulse à nouveau jeudi 20 septembre sur décision du tribunal. Le propriétaire du lieu, un bailleur « social », s’est empressé de murer l’accès du bâtiment. Mieux vaut un immeuble vide et muré qu’un immeuble occupé par des sans-logis !
À Clermont-Ferrand, la police est intervenue violemment contre les sans-toit qui avaient accepté la proposition de la mairie PS de rejoindre un gymnase dans l’attente d’un véritable logement. Ils en ont été expulsés vers un nouveau lieu où il n’y avait même pas un lit pour chaque personne. Quant aux familles Roms, elles ont été reléguées dans un camping, loin de tout soutien, et des écoles, à des kilomètres de la ville. Une honte !
Coordination
Autant dire que rien n’est réglé. À Caen, « l’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions » qui s’est réunie tout au long de l’occupation cet été, lance un appel pour une rencontre nationale de tous les collectifs engagés dans des luttes pour le logement, afin de construire un rapport de forces national. Car la responsabilité du gouvernement est en cause. Il faut l’obliger à cesser les coupes dans les crédits, imposer la réquisition des logements vides non proposés à la location par les propriétaires ou proposés à des prix exorbitants, ainsi que les immeubles des marchands de sommeil. Une fois récupérés et rénovés, ces logements doivent être gérés par des offices municipaux sous le contrôle des habitants.
Ce sont les étrangerEs qui payent au prix fort les restrictions sur les crédits. Pour elles et pour eux, Valls vaut bien ses prédécesseurs. Leurs droits restent piétinés. En même temps qu’un logement, il faut exiger des papiers pour tous.
Nul doute que les luttes pour le droit au logement et à l’hébergement d’urgence vont se poursuivre, ville après ville. Il est temps de construire une riposte nationale aux expulsions en coordonnant ces luttes.
CorrespondantEs

Mal-logement : les mesures timides de la loi Duflot

La loi Duflot va t-elle sauver les mal-logés ? Chez les associations, l'enthousiasme n'y est pas. Sur les expulsions, l'insalubrité et l'accès au logement, elles jugent le projet léger.
Mal-logement : les mesures timides de la loi Duflot
(Crédit photo : Amélie Mougey)

Les associations de défense des mal-logés ont déjà fait leur rentrée. L’association du Droit au logement (DAL) ainstallé les tentes de personnes mal-logées sur la place de la République à Paris, puis a fait entendre sa voix auprès de la conseillère logement de l’Elysée ce mercredi. La veille, la fondation Abbé Pierre s’époumonait contre les expulsions estivales, réalisées pendant que les préfectures sont en congés. Ces militants trépignent-ils d’impatience dans l’attente de la loi Duflot, examinée à partir du 10 septembre à l’Assemblée ? Pas seulement.
Malgré ses chapitres entiers consacrés à la « lutte contre l’habitat indigne » ou à la « prévention des expulsions »le texte présenté le 26 juillet en Conseil des ministres les laisse froids. Pour Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de DAL, « les sans-abri et mal-logés ne gagneront pas grand chose avec cette loi ». Après les agences et les propriétaires, c’est donc au tour des associations de dresser leur liste de points noirs du projet de loi.

Caen. Réquisition solidaire d’un logement vide rue de Bayeux

« Quelle que soit leur nationalité, solidarité avec les expulsé-e-s » ou encore « Réquisition des logements vides ». 
Ces slogans, peints sur de grandes banderoles, sont accrochés sur le portail du 202, rue de Bayeux. Le bâtiment est occupé depuis deux fois vingt-quatre heures, ce qui en fait une propriété privée aux yeux de la loi. Voici pour les grandes lignes. Plus concrètement, la procédure d’expulsion de ce bâtiment, anciennement foyer d’accueil social, devient plus longue. 
À l’initiative de 48 associations, représentant le Collectif 14 pour le respect des droits des étrangers, le lieu est maintenant habité et servira de point d’accueil aux familles, hommes femmes et enfants à la rue.
Cette action va dans la continuité des manifestations des derniers jours, visant à maintenir et confirmer la solidarité contre les personnes expulsées. En chiffre, et d’après le collectif, 5000 logements seraient vacants dans la ville de Caen et plus de 700 personnes supplémentaires seraient potentiellement expulsées d’ici à la fin du mois d’août.


 Ouest France vendredi 28 juin 2013

Plateforme logement des mouvements sociaux

Projet de Loi ALUR : mal logés et locataires ont des miettes …
La plateforme logement des mouvement sociaux qui rassemble 24 organisations de locataires, de mal logés, de salariés, de défense des droits, a pris connaissance du projet de loi Duflot, présenté le 26 juin au conseil des ministres. La plateforme constate quelques avancées, notamment en ce qui concerne l’encadrement des frais d’agence, un meilleur contrôle des syndics, et des mesures propres à lutter contre le surendettement des copropriétés, mais estime que ce projet n’est pas à la hauteur des enjeux.
La Plateforme logement des mouvements sociaux :
s'inquiète de l'insuffisance des mesures présentées, au regard du nécessaire rééquilibrage des rapports locatifs en faveur des locataires, confrontés à une flambée historique des loyers, des charges, et à une précarisation toute aussi inquiétante et traumatisante de leur statut.
- Alerte sur les risques contenus dans le dispositif d'encadrement des loyers privés en l'état de sa rédaction, car il pourrait provoquer une nouvelle hausse des loyers, au lieu de la baisse promise et attendue par les millions de locataires modestes ou candidats à la location, éreintés ou exclus par la cherté des loyers.
- Regrette qu'aucune mesure efficace pour mettre fin aux expulsions, ou tout au moins garantir une solution de relogement, ne soit programmée dans ce projet, tandis que les expulsions s'annoncent massives cet été.
- S'indigne de l'absence de mesures concrètes pour améliorer la situation des mal logés et des sans logis, comme l'amélioration de la procédure de réquisition, au point mort malgré les engagements gouvernementaux, le respect et l'application de la loi DALO, la mise en oeuvre du Droit inconditionnel à l'hébergement à quelques jours de la fermetures de milliers de places d’accueil...
- Rappel que la lutte contre l'habitat indigne et le logement indécent restera inefficace tant que les locataires ne verront pas leurs droits renforcés, afin de faire échec à des bailleurs sans scrupule qui utilisent la lenteur des procédures et les failles de la législation pour mettre leur locataire à la porte, afin d’échapper à des poursuites et l’arrêt réglementaire du versement des loyers;
- Demande qu'il soit mis fin aux congés ventes et aux congés reprise abusifs, qui entretiennent la spéculation immobilière et la flambée des prix, permettent aux bailleurs indélicats de se débarrasser aisément d'anciens locataires payant moins cherque surle marché des nouvelles locations, ou de locataires qui exigent la mise au normes de leur logement.
- Exige l'abrogation de la loi Boutin, et de toutes les mesures des 2 gouvernements précédents qui ont favorisé la précarisation des locataires en HLM et dans le privé, la marchandisation des logements sociaux, ainsi que les mesures de rigueur budgétaire qui ont réduit les aides à la production de HLM.
- Les signataires de la plateforme attendaient une loi de gauche pour redonner des droits aux locataires, et brider la rente et la spéculation. Elle trouve un millefeuille de mesures pleines de bonnes intentions, mais sans réel impact contre la crise du logement, pouvant dans certains cas se retourner contre les locataires et les mal logés.
La plateforme apporte son soutien à la marche des mal logés, des sans logis et des DALOs, pour le respect de leurs droits et des lois en leur faveur, qui se déroulera dimanche à 14H place du Palais Royal.
La Plateforme logement fera activement entendre ses propositions communes(cijointes) et au besoin appelera à manifester à la rentrée pour le droit à un logement stable, décent et abordable!
Un logement décent, stable et abordable pour tous !

Le logement n'est pas une marchandise !

Logement : DAL, CSF,  CNL, ACDL, CGL , Jeudi Noir, Advocacy, AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf Syndicats :  CGT,  FSU, Sud Santé Sociaux, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale Psychiatrique, Solidarité :  ATTAC,  AC !,  CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP ..



 Réformes indispensables:

1 - Rendre effectifs les droits des mal logés et sans logis
-2 -  Encadrer et baisser les loyers
3 – Restaurer le droit à un  logement stable
4 – Stopper les expulsions et soutenir le maintien dans les lieux
5 – Lutter contre le logement indigne


en réponse à Stéphane Peu : comment ça se passe (vraiment) à Saint-Denis

publié dans l'hebdo Tout est à nous, n° 200 du 20 juin 2013

Saint-Denis : la rénovation urbaine ne doit laisser personne à la rue.

Le 7 juin la ville et la préfecture ont fait évacuer un immeuble très insalubre, le 50 Gabriel Péri, situé en face de celui qui avait connu un incendie dramatique en septembre dernier, faisant plusieurs morts et une dizaine de blessés. Quelques jours plus tard c’est au tour du 103 Gabriel Péri.  Ces immeubles anciens, du centre ville, sont déclarés insalubres, dangereux pour ceux qui y vivent. Près de 40% des immeubles privés du centre ville sont dans cet état.

La municipalité a obtenu de l’Etat une dotation pour engager des travaux de rénovation, 50 millions d’euros, dans le cadre d’un plan national de résorption de l’habitat insalubre (le PNRQAD) programme qui comprend normalement un volet social pour permettre le relogement des habitants qui habitent dans ces immeubles. Mais elle l’applique à minima. 
Ces immeubles sont habités par des salariés très précaires, pour la plupart célibataires, et souvent sans-papiers d’origine africaine. Pour eux pas de volet social. La rue. 
Dans ses communiqués la municipalité se vante du dispositif qu’elle met en œuvre, qui permet la rénovation, tout en relogeant ceux qui y vivent. Bref une carte postale pré-municipales 2014. En fait c’est plus d’une trentaine de personnes qui se retrouvent sans toit depuis les expulsions, à qui on nie tout droit.
Depuis, les expulsés résistent à cette tentative de négation de leur existence parfois de plus de 10 ans sur la ville, allant de campement en campement. Depuis le 7 juin, ils ont campé devant la Basilique, puis devant la mairie. La police, à la demande de la ville, est intervenue 8 fois déjà pour tenter de confisquer leurs affaires, des matelas, des duvets donnés par la Croix Rouge. Un comité de soutien s’est constitué, 2 manifestations se sont tenues de plus 150 personnes. 
Une déclaration des associations et organisations de la ville a été adoptée qui refuse que la rénovation urbaine mette des habitants à la rue sans solution. Pourtant le maire qui a reçu une délégation des expulsés persiste dans sa réponse policière tout en déclarant être solidaire de leur combat. Juste contradictoire.
La pénurie de logement pour les plus modestes, la rénovation des immeubles dégradés des centre des villes populaires, nécessitent des solutions d’hébergement, de relogement, de l’ensemble des mal-logés, comme la réquisition des logements vides que les municipalités peuvent mettre en œuvre.

La ville de Saint-Denis doit choisir entre une orientation progressiste de soutien aux exclus du logement quels qu’ils soient ou la gestion libérale et répressive de l’espace urbain.

jmb

"Trouble de jouissance"

cet article de l'AFP mêle le cas de cet appartement qui aurait été transformé en lieu de vente de drogue et le cas de familles menacées d'expulsion parce qu'un enfant a été condamné pour trafic de drogue. Le même motif de "trouble de jouissance" est plus que de l'abus de langage. De la double peine 

Une famille accusée d'être impliquée dans le trafic de drogue à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été expulsée lundi matin de son logement HLM pour "trouble de jouissance", a-t-on appris auprès du bailleur social Plaine commune habitat.

Confédération Syndicale des Familles


Centenaire du logement social
RECLAMONS DES MOYENS POUR LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS SOCIAUX

Nous le constatons tous les jours sur le terrain : le logement est devenu un sujet de préoccupation majeur pour les familles. Qui, aujourd’hui, n’est pas confronté – personnellement ou dans son entourage – à des difficultés liées au logement ?

Pour la Confédération Syndicale des Familles, qui est la troisième association de locataires en France, l’accès à un logement de qualité pour toutes les familles reste un droit fondamental, au même titre que le droit à un travail, à la santé ou à l’éducation.

A l’occasion du centenaire de la loi Bonnevay, qui permit aux communes de construire, d’aménager des immeubles et de créer des cités-jardins en empruntant directement à l’Etat les fonds nécessaires, La CSF interpelle le Président de la République afin de réclamer davantage de moyens pour la construction de logement sociaux.


"Le gouvernement nous demande d'être patients"

INTERVIEW - Le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées a été reçu mardi matin à Matignon par Jean-Marc Ayrault, Cécile Duflot, Manuel Valls et Marie-Arlette Carlotti. Le délégué général adjoint de la fondation Abbé Pierre et porte-parole du collectif, Christophe Robert, revient pourleJDD.fr sur cette réunion.
Comment s'est passée cette réunion avec le Premier ministre?
Sur la question de l'hébergement et sur la réponse aux mal-logés, malheureusement, il n'y a rien de vraiment nouveau.

Menacée d'expulsion, elle se suicide


 le 25 Avril 2013
Une locataire d'un appartement à Vénissieux, sur le point d'être expulsée par la préfecture, a choisi de se donner la mort dans son logement. Pour la maire communiste de cette ville du Rhône, Michèle Picard : "La première expulsion réalisée depuis la suspension de mes arrêtés, le 16 avril 2013, se termine par un suicide. Voilà l’atroce réalité de la détresse humaine et du désespoir…"

L'Andalousie prend une mesure inédite contre les expulsions

Le Monde.fr avec AFP | 12.04.2013

Symboles de la crise en Espagne, ces expulsions ont soulevé l'indignation
 dans le pays, aiguisée par plusieurs suicides de
 personnes sur le point d'être mises à la rue. | AFP/JOSEP LAGO
L'Andalousie, la région d'Espagne la plus touchée par le chômage (un taux de chômage de 35,86 %, bien au-dessus des 26,02 % de moyenne nationale), dirigée par la gauche, vient de prendre une mesure inédite afin de freiner les expulsions de familles surendettées vivant dans la précarité : désormais, l'usufruit des banques sur leur logement sera suspendu.

Expulsions à Gennevilliers


Eh oui, une ville de gauche, dirigée par le PC, a décidé d'expulser 2 familles pour cause de "nuisances". Les nuisances, c'est dans les 2 cas la délinquance d'un des jeunes de la famille.
Au conseil municipal de ce 27 mars, était proposé par la majorité municipale un vœu "contre les expulsions locatives pour raisons économiques". Le texte était celui de l'ANECR (association des élus communistes et républicains) avec une amputation et un ajout.
Ce qui est enlevé : la formule "pas d'expulsion sans relogement" ; il m'a fallu la nuit pour comprendre - désolée, malgré les années je n'arrive pas à me faire à leur perversité… - il ne faut surtout pas qu'ils s'engagent à reloger les familles qu'ils expulsent.
Ce qui est ajouté : " pas d'expulsion des locataires de bonne foi" (non, non, rien à voir avec une religion). Comme chaque année, on a eu droit à l'exemple de gens qui ne payent pas le loyer mais s'offrent une résidence secondaire - l'exemple donné cette année était un peu différent mais du même genre - plus une allusion aux "nuisances" sans dire bien sûr que effectivement ils vont expulser.
Cris indignés du maire, quand j'ai assimilé cette façon de stigmatiser une infime partie des expulsables avec ceux qui parlent des fraudeurs du chômage ou de la sécu pour faire croire que tous les chômeurs sont des profiteurs malhonnêtes.
Qui décide de la "bonne foi", où est la limite ? C'est en fait un signal donné aux bailleurs pour leur permettre d'expulser : ils pourront toujours dire que ces gens avaient les moyens de payer.
Et cela renforce la honte que peuvent ressentir ceux qui ne s'en sortent pas et préfèrent quitter le logement avant de voir la police à leur porte.
Et quant aux expulsions pour "nuisance", quelques échantillons du discours municipal : "les voisins se sont plaints", "si vous voulez, je les reloge dans votre cage d'escalier", "la famille d'un dealeur profite de l'argent du deal". 
Il ne peut y avoir deux discours, ce qui est inhumain pour les uns l'est pour tous. Et doit-on punir toute la famille ? encore une comparaison à faire : avec ceux qui avaient enlevé les allocs en cas d'absentéisme scolaire…