J. Le-Brigand | Publié le 05/03/2013 Avec un taux annuel de 1,4 %, le triple de la moyenne nationale, l'artificialisation des sols en Vendée est la plus importante de l'Hexagone. Ce territoire doit en même temps se préparer à accueillir chaque année 8 000 à 9 000 habitants supplémentaires d'ici à 2040. Ces deux défis vont guider l'élaboration du futur plan départemental de l'habitat (PDH). Le modèle du pavillon vendéen de plain-pied implanté sur une confortable parcelle est sur la sellette. A l’heure du débat sur la transition énergétique et la fiscalité écologique, l’étalement urbain n’est en effet plus de mise. Or l’automobiliste qui traverse la Vendée voit défiler une succession de bourgs horizontaux cernés par d’innombrables lotissements, image d’Epinal mais bien réelle d’un département rural où le chef-lieu, La Roche-sur-Yon, regroupe moins de 10 % de la population. Son maillage en bassins de vie articulés autour de petits et moyens pôles urbains s’appuie sur une économie dynamique, y compris agricole.