Pour répondre aux problèmes posés par la difficulté à vivre dans les grands ensembles des quartiers des villes, le ministère Borloo a créé en 2003 l’ANRU (Agence nationale de la rénovation urbaine) censée résoudre les problèmes de la misère par l’urbanisme...
En fait, l’ANRU, financé par le détournement du 1 % logement destiné normalement à financer l’habitat social, a surtout financé la destruction de centaines d’immeubles collectifs dans des centaines de quartiers. En guise de réponse politique, une manière de « kärcheriser » la banlieue afin de satisfaire tous ceux qui la craignent, ceux pour qui les grands immeubles équivalent à la pauvreté, autrement dit à la racaille. Si le 1 % logement finance les destructions d’immeubles, ce sont les prêts bancaires qui financent la reconstruction. C’est pourquoi il y a beaucoup plus de démolitions que de reconstructions et que lorsqu’il y a reconstruction, c’est en nombre de logements moins importants et de moins bonne qualité mais pour des prix plus élevés. Résultat de la politique de l’ANRU, les plus pauvres sont expulsés, plus mal relogés le plus souvent, les mairies s’endettent et les impôts locaux augmentent. Par contre les sociétés du BTP s’enrichissent !
