L'agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU) avait pour ambition de changer la physionomie de 500 quartiers, classés en zone urbaine sensible, en France. Dix ans après le vote de la loi Borloo, le bilan de ce gigantesque chantier s'avère contrasté. Tour d'horizon dans trois villes Amiens, Grigny et Vitry-sur-Seine, soumises aux projets de rénovation urbaine avec les paroles d'habitants, de travailleurs sociaux et d'élus.
Le 1er août 2003, avec le vote de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, était lancé ce que d'aucuns ont appelé "le plus grand chantier de l'histoire civile". Dix ans après, que reste-t-il de cette ambition ? Alors que, dans un livre qui vient de paraître, le sociologue Renaud Epstein dresse un bilan très critique de ce processus, nous sommes allés prendre le pouls de la rénovation dans trois villes.